19 septembre 2017

Pourquoi l’haïku en coaching ?

En mai 2016, j’ai lancé une formation novatrice pour des coaches. De façon générale, le coaching est basé sur une relation de confiance entre un coach et une personne coachée; confiance qui ouvre un dialogue où peut se libérer la parole, une parole orale, une parole qu’accompagne une gestuelle, des postures corporelles, des mimiques, un rythme, une respiration.

Le coach accueille cette parole;  et par son écoute empathique, par la qualité de son alliance avec le coaché, par ses questions éventuelles et par ses reformulations, il permet à cette parole de s’élaborer, d’évoluer, de se transformer…. transfigurant, dans ce mouvement, le réel vécu par le coaché dans le respect de sa subjectivité.

Novatrice par son contenu : une formation à l’haïku comme outil de coaching 

Pourquoi passer par l’écriture ?

A son insu, le sujet est porteur de toute une dimension inconsciente qui lui reste cachée; pas un inconscient au sens freudien, mais un inconscient au sens ou la personne n’a pas la pleine conscience de tout ce qu’elle porte en elle de souvenirs, d’émotions et de représentations sur le monde souvent originaux et uniques. Parfois biaisés aussi.

Quand les discours s’habillent de croyances, de stéréotypes et de conformismes, le passage à l’écriture vient rompre les habitudes et questionner les façons de penser.

Les linguistes le savent : la pensée ne précèdent pas forcément le langage; c’est parfois le langage qui sculpte la pensée. « L’écriture mène l’enquête », disait l’argentin Cortazar. Le processus de l’écriture révèle, souvent, ce qui en dessous de l’iceberg, caché à la conscience; une proposition d’écriture simple peut le faire émerger si le sujet accepte de lâcher ses résistances. Alors, comme par magie, la pensée s’élabore, se structure, se clarifie pour permettre au coaché de repartir serein, réunifié, recentré.

Choisir de proposer d’écrire des haïku, c’est aussi offrir un espace de simplification de la pensée, un exercice de recentrage pour passer des concepts à la perception, un exercice enfin de connexion ou de reconnexion avec son corps et toutes les émotions qui le traversent.

Novatrice par sa forme : un atelier digital d’écriture. 

Pour permettre aux coaches de s’approprier cet outil et le réutiliser dans leur pratique avec leurs clients, le média est simple,  accessible, peu consommateur de temps et souple d’accès : un atelier digital d’écriture.

Ainsi, les coaches reçoivent une semaine sur deux des propositions d’écriture. Ils ont une semaine pour composer leurs textes.

Ensuite, c’est à moi que revient la responsabilité de leur faire des retours qui permettent d’affiner.

Ainsi, ne travaillent-ils une semaine sur deux, pendant 3 mois.

Au milieu de la formation, je corse un peu les propositions, les invitant à s’accompagner, en binôme, pour expérimenter la posture nécessaire à l’utilisation des haïku en entretien de coaching.

Enfin, la formation est jalonnée, tout au long des semaines de propositions de lecture qui permettent à chacun d’enrichir son cadre de référence. Ce ne sont que des propositions mais elles ont leur importance pour comprendre, par la suite, ce qui peut se passer pour un coaché quand il passe de l’oral à l’écriture en particulier de haïku.

Le succès est au rendez-vous.

Les participants eux-mêmes en témoignent. Voici ce qu’ils mettent en avant :

  • L’initiation progressive à l’écriture d’haïku, démarrage en douceur et en plaisir qui crée un socle de confiance pour la suite,
  • La découverte de tous les usages possibles des haïku dans l’accompagnement,
  • la qualité des apports théoriques, la clarté d’expression des exposés et des propositions,
  • L’intérêt des propositions d’écriture,
  • La pédagogie blanche,
  • L’extrême finesse des feedback apprenants, retours riches et bienveillants de Danielle qui font progresser ainsi que ses suggestions ciblées et toujours pertinentes de réécriture,
  • la rigueur du processus et à la fois sa légèreté,
  • La  souplesse qui permet de s’organiser quand on veut pour travailler,
  • Le travail « solitaire en groupe », la formation épistolaire et silencieuse,
  • Le travail à deux pour accompagner quelqu’un à écrire ou plutôt l’aider à enrichir la matière,
  • Le protocole pour travailler sur l’identité,
  • Le travail du Haïku sur la pratique professionnelle,
  • Le module avec l’étoile et le Haïku présent et futur.

organisme de formation référençé Datadock

Danielle Birken